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15 février 2025

DECOUVERTE DE L'ORCHIDEE

UN PEU D'HISTORIQUE SUR CETTE FLEUR MYSTÉRIEUSE

L’orchidacée, la famille de la plus variée et de la plus fascinante des plantes à fleurs a aussi sa propre histoire. L’orchidée a connu des nombreuses expéditions d’hommes et de femmes téméraires à travers leur quête dans les quatre coins du monde avant de devenir ce qu’elle est aujourd’hui : une magnifique plante d’intérieur qui ajoute un décor féerique à l’appartement ou à la maison.


LA DÉCOUVERTE DE L’ORCHIDÉE

C’est la Chine qui dispose des plus anciens documents traitant la connaissance de l’orchidée. En Europe, c’est le philosophe et botaniste grec Théophraste 371 av. J.-C. – 288 av. J.-C. qui a donné le nom orchis (orkhidion = testicules) à la plante, en référence à ses bulbes souterrains de la même forme que les attributs masculins. Il s’agit là des orchidées terrestres.

Les orchidées épiphytes, celles qui sont cultivées en intérieur en Europe, vivent à l’état sauvage dans les forêts tropicales de l’hémisphère sud : d’Afrique en Amérique latine en passant par les îles de l’Océan Indien et l’Asie tropicale et subtropicale. Ce sont les explorateurs et commerçants européens qui ont été en premier contact avec les orchidées tropicales. Pourtant, dans les années 1400 – 1700, la priorité des royautés européennes étaient l’or et les épices, les orchidées demeuraient une simple curiosité.

RECONNAITRE L'ORCHIDÉE

Merci à Graziano pour tous les conseils et toutes les astuces qu'il nous a transmises. Ce spécialiste a passé sa vie à élever les orchidées et, malgré sa retraite, continue de la cultiver. MerciLorsque l'on n'est pas connaisseur ou professionnel de l'orchidée les noms sont difficiles à retenir. Il existe plusieurs centaines de sortes et pour un néophyte comme moi, il est pour ainsi dire impossible de leur donner leur nom d'origine. Il faut se faire aider soit par un spécialiste, soit par un livre bien complet. Vous ne trouverez donc pas de nom sous chaque photo, dans l'album général.

J'ai la chance d'avoir une connaissance (Graziano Marongiu) qui connait les orchidées sous le bout des doigts. Il m'a donné quelques conseils bien utiles que je vais essayer de vous énumérer : 

  • N’arrosez que lorsque les racines commencent à avoir soif (elles deviennent blanc-gris), d’où l’intérêt des pots en plastique transparent pour surveiller l’état de la motte.
  • Apportez de l’engrais spécial orchidées, faiblement dosé.
  • Ne rempotez que lorsque la plante devient trop grosse pour son pot et que de nombreuses racines s’en échappent.
  • N’exposez pas votre plante au soleil direct.
  • Certaines orchidées peuvent passer l’été dehors (Cymbidium), d’autres pas (Phalaenopsis).
     

Extrait du journal LE PARISIEN

Faites attention, son français mâtiné d'italien pourrait bien vous transmettre sa « maladie ». Cela fait 43 ans que Graziano Marongiu baigne dans un océan d'orchidées. Dans ses serres de Grisy-Suisnes, il élève des spécimens hors du commun qui ont déjà poussé plus d'un néophyte à collectionner ces plantes si particulières. Fleurs aux couleurs éclatantes, pistils aux effluves suaves, feuilles marbrées comme le pelage d'un félin… Nombre de ses protégées ont été primées dans de prestigieux concours internationaux. Chaque année, l'horticulteur dévoile ses plus belles pièces au public dans une exposition. Celle qui ouvre aujourd'hui a pour thème « Orchidées atypiques : de la plus gigantesque à la plus minuscule ».

L'HISTOIRE DE L'ORCHIDÉE A BOISSY SAINT LÉGER

L'entreprise Vacherot et Lecoufle a joué un rôle important dans la culture des orchidées, la création de lignées génétiques prolifiques et de prestigieux hybrides. Cet établissement, créé en 1886, à Boissy-Saint-Léger, est l'une des plus vieilles pépinières d'orchidées dans le monde encore en activité. La mise au point et le perfectionnement des techniques de clonage des orchidées par Vacherot et Lecoufle dans les années 1960 facilitèrent la diffusion de ces plantes. 

Départ d'une passion

En 1886, Henri Vacherot, jardinier spécialiste de l’œillet et fils de jardinier, fonde sur le site de La Tuilerie, à Boissy-Saint-Léger, en Val-de-Marne, une entreprise d'horticulture. La première orchidée d’Henri Vacherot lui est donnée par Maria Brignole Saleduchesse de Galliera, pour qui il aurait travaillé. Henri Vacherot se passionne pour cette plante, cherche à l’acclimater, crée une serre spécialisée et commence à la collectionner en l’achetant aux rares importateurs de l'époque. Elle est encore réservée à quelques initiés. C'est le Britannique William Cattley qui, le premier, en 1818, en a découvert une, dans sa serre, poussant sur un emballage de plantes importées d'Amérique du Sud. Sa Cattleya, est devenue le symbole de l'amour. L'expression « faire catleya » ou « arranger les cattleyas » est utilisée pour dire « faire l'amour » par Swann, le héros de Marcel Proust dans Un amour de Swann, publié en 1913.

MAURICE VACHEROT (1891-1978)
PREMIÈRE MULTIPLICATION MAITRISÉE DU PHALAENOPSIS

 Monsieur Maurice VacherotFils d'Henri Vacherot (1862-1945) horticulteur à Boissy-Saint-léger.
     La culture des orchidées remplaçait peu à peu celle des œillets, des nephrolepis, des bégonias et d'autres plantes ornementales chez Vacherot & Lecoufle lorsque Maurice Vacherot entra dans la société en 1920. Si le catalogue d'Henri Vacherot de 1894 mentionnait sur une seule page une trentaine d'orchidées dont Phalaenopsis amabilis et Phalaenopsis schilleriana, celui de la Société Horticole Henri Vacherot et Lecoufle gendre de 1914 proposait des orchidées sur une dizaine de pages et sur sa carte de visite Henri Vacherot se présentait comme Dianthiste-Orchidéiste. Entre temps, les fameuses inondations de 1910 étaient passées par là, obligeant l'orchidéiste Auguste Marcoz à déménager en barques ses serres situées à côté de la gare de Villeneuve-Saint-Georges et à abriter ses plantes chez Henri Vacherot. En remerciement, Marcoz avait laissé à Boissy une partie de sa collection. (Un texte très intéressant à lire)

 

 

Un clic pour voir l'album photos

 Sur votre gauche, vous pourrez visualiser une vidéo des serres d'orchidées de M. Marongiu. Écoutez bien ce qu'il dit et observez, car vous en tirerez sûrement de très intéressants renseignements.

12 octobre 2024

COULOMMIERS, LE PARC DES CAPUCINS (Seine-et-Marne - 77)

C'est un endroit magnifique et REPOSANT

... faisant ressortir tout le professionnalisme mis en application par les techniciens et employés de la ville de Coulommiers.
C'est un parc de toute beauté, accueillant, de-ci de-là, quelques monuments qui ont été tout fraîchement restaurés.
Transporté dans l'histoire, vous saurez distinguer les bâtiments décoratifs, les monuments anciens et l'église qui reçoit de temps à autre des manifestations.
Au cœur de la ville de Coulommiers, le parc des Capucins magnifiquement fleuri est considéré comme l'un des plus beaux d'Île-de-France. Véritable havre de paix, il présente à chaque saison des charmes différents grâce à ses parterres à la française, à l'anglaise, mais aussi grâce à ses arbres séculaires.

Pour ne rien manquer

Situation nationaleOFFICE DU TOURISME
7, rue du Général de Gaulle
77120 COULOMMIERS 

tél. 01.64.03.88.09
SITE WEB 


Situation localeHÔTEL DE VILLE
13 Rue du Général de Gaulle

77120 Coulommiers
Tél.  01 64 75 80 00

SITE WEB



 

L'HISTOIRE DE LA SEINE-ET-MARNE

Il existe mille et une façons de découvrir la Brie, presque autant que de paysages. Des sentinelles jalouses dominant les alentours à la vallée du Petit Morin, en passant par les marais de Saint-Gond aux rives de la Marne, plusieurs chemins s'offrent au visiteur. Celui de Coulommiers est un des plus agréables…

Parc fleuri parmi les plus beaux d'Île-de-France. Le château-fort joua un rôle important au cours de la Guerre de Cent Ans et des guerres de religion. Le château fut reconstruit au XVIIe siècle par Catherine de Gonzague, duchesse de Longueville, et détruit au XVIIIe siècle par le duc de Luynes. Seuls demeurent les pavillons des gardes et une partie de l'aile du château. La chapelle des Capucins, située à l'intérieur de l'église Notre-Dame-des-Anges.

VIDÉO - VUE DU PARC
SON HISTOIRE

Le parc des Capucins est le plus célèbre jardin public de la ville. Parc fleuri parmi les plus beaux d'Île-de-France. Le château-fort joua un rôle important au cours des guerres de Cent Ans et de religions. Le château fût reconstruit au XVIIe par Catherine de Gonzague, duchesse de Longueville, et détruit au XVIIIe par le duc de Luynes. Seuls demeurent les pavillons des gardes et une partie de l'aile du château. Dans le parc, la Chapelle des Capucins (à l'intérieur de L'Église Notre-Dame des Anges), construite en même temps que le château, abrite le Musée Municipal où sont exposées des collections historiques, archéologiques ou des œuvres d'arts. Il abrite les vestiges du château de la Duchesse de Longueville, Catherine de Gonzagues, ainsi que des plans d'eau autour des anciennes douves et quelques essences rares. Il fut sévèrement touché durant les tempêtes de 1999…
LA VILLE DE COULOMMIERS

Coulommiers fut réunie près de dix fois au domaine de la Couronne. Son histoire est aussi étonnante que mouvementée. Ses antiques remparts et son château furent reconstruits par Clovis ; en 1612, Catherine de Gonzagues y fit édifier un palais. Ernest Dessaint, Maire de Coulommiers (1923) : "L'origine de notre ville a de tout temps fait l'objet de controverses passionnées de la part des différents auteurs qui se sont occupés de notre histoire locale".

Les uns, tels le docteur Pascal, dans son Histoire de Seine-et-Marne, Achille Viré et Anatole Dauvergne, dans leurs études sur notre ville, lui refusent une origine antérieure à la conquête de la Gaule par Jules César.

Les autres, au contraire…

LE MUSÉE DES CAPUCINS

Dans le Parc des Capucins, entouré des derniers vestiges du château de la Duchesse de Longueville, se trouve le Musée Municipal de Coulommiers.

Il est situé dans la chapelle de l'ancien couvent des Capucins fondé par la Duchesse elle-même. Ce Musée évoque l'histoire briarde de la préhistoire au XIXᵉ siècle.



         
1 - Maison du gardien   2 - le parc   3 - la chapelle   4 - l'église de Coulommiers   5 - le musée   6 - une maison sur le Grand Morin
LE PARC

EN

PHOTOS

Un clic pour ouvrir l'album photosLE PARC...

Le parc tire son nom des moines qui vivaient auprès de Catherine de Gonzague dans l’église Notre-Dame des Anges. Parc municipal depuis 1915, ce lieu connut une riche histoire au cours des siècles.

Il doit sa création en 1613 à Catherine de Gonzague qui y fit élever un majestueux château. Malgré des architectes prestigieux, Salomon de Brosse, Charles du Ry et François Mansart, l’édifice sera détruit 123 ans plus tard. De cette époque restent aujourd’hui la cour intérieure, les douves et les deux pavillons des gardes, qui donnent un aspect romantique au lieu. Ces vestiges sont classés Monuments Historiques depuis 1930.

L’ancienne avant cour du château est devenue un parc public composé depuis les années 50 d’une partie jardin à la française et d’une partie jardin à l’anglaise. Considéré comme l’un des plus beaux d’Ile-de-France, il possède des essences rares et des arbres centenaires. L’ensemble est enrichi de sculptures de l’artiste contemporain Pierre Brun.